Rééducation sensitive

La rééducation sensitive des douleurs neuropathiques permet l’évaluation des troubles somesthésiques, qui peuvent se manifester lorsque des lésions nerveuses sont créées. Des exemples de lésions nerveuses seraient : une chirurgie laissant des cicatrices douloureuses, du zona, une fracture, une hernie discale, un étirement du plexus brachial, des brulures, etc. Ces troubles somesthésiques se présentent sous forme d’engourdissements, de picotements, de sensation de brûlures ou de glace ainsi que sous forme de choc électrique.

La somesthésie est définie comme la sensibilité cutané et est un des cinq sens du corps humain. En effet, elle a le rôle de fournir les informations sur l’environnement qui nous entoure (chaleur, froid, type de pression, coupure). Grâce aux différents récepteurs cutanés, qui se retrouvent dans la peau, ses informations peuvent être transmises jusqu’au système nerveux central via les nerfs. Une lésion ou une irritation nerveuse peut alors engendrer des troubles de la perception de la sensibilité. Puisque la régénération nerveuse est un processus lent, la rééducation sensitive peut s’étendre sur plusieurs mois.

Les lésions nerveuses peuvent mener à 3 manifestations différentes :

  • L’hypoesthésie : qui est la perte partielle de la sensibilité lors d’une stimulation tactile (sensation d’engourdissement).
  • L’allodynie : qui est la douleur causée par un toucher de la peau qui normalement ne devrait pas produire de douleur.
  • La névralgie, qui est une affection douloureuse et spontanée d’un nerf.

Afin d’évaluer et d’intervenir avec les troubles somesthésiques, l’ergothérapeute ayant été formé en rééducation sensitive doit avant tout dresser un portrait des lésions nerveuses. Un programme de rééducation de la sensibilité sera recommandé au client selon ses problématiques, le tout accompagné de séances de suivi, qui sont nécessaires afin de suivre l’évolution de la condition.